Actualité chanson française

 


Louane Emera sort "Chambre 12" : envoûtant.

Après avoir été révélée par "The Voice" il y a deux ans, puis récompensée aux César pour son rôle dans "La famille Bélier", Louane Emera sort son premier album. Intitulé "Chambre 12", cet opus offre une palette de sensations différentes à chaque morceau.

Les téléspectateurs de "The Voice" se souviennent tous de cette jeune fille de 16 ans à l'époque, qui, avec son air timide et l'air de débarquer de la Lune avait fait se retourner les quatre coachs sur "Un homme heureux" de William Sheller. Elle nous avait aussi tous séduits par ce timbre de voix déjà si subtil et unique pour son âge.

Dernièrement, Louane a fait du chemin en étant à l'affiche de "La famille Bélier", film grâce auquel elle est sacrée à juste titre meilleur espoir féminin à la fois aux Lumières 2015 et aux César 2015. En somme, une artiste (déjà) complète.

Louane a fait un énorme chemin en peu de temps, mais ce qui est formidable, c'est de voir que, malgré l'assurance qu'elle a prise, elle a su rester authentique. Elle a gardé cette humilité très pure qui la caractérise.

C'est pour ça que Louane Emera plaît au public et est si agréable. Sa personnalité joue beaucoup et vient compléter son talent.

 Avec l'album "Chambre 12", c'est aussi à nos oreilles qu'elle plaît. Sa voix a encore pris en maturité, elle la maîtrise encore davantage et arrive à nous envoûter avec une étrange facilité. La singularité de Louane se situe dans un timbre à la fois éraillé et de velours.

La première chose à mettre en avant, c'est le perfectionnisme de cet album dans les mélodies vocales et instrumentales. Elles sont si simples et pourtant... elles sont absolument captivantes, si ce n'est carrément entêtantes.

On a envie de chantonner même après l'écoute. Et c'est cette perfection dans ce qu'on appelle couramment "l'air", qui nous embarque totalement dans l'univers de la chanteuse.

Autre détail : Louane est jeune, c'est une adolescente, et on le ressent clairement dans certains titres ("Avenir", "Nous"...). Les sujets abordés concernent la "jeunesse", et ils sont racontés de manière romantique et naïve. Ce côté jeune se ressent également dans le style musical.

Il faut noter que cette approche est réussie, loin d'être "nian-nian". Cette naïveté est simplement assimilable à celle d'une jeune fille qui découvre le monde avec des yeux pétillants, entre émerveillements et désillusions.

Et, enfin, Louane raconte de vraies petites histoires, des instants de vie, avec poésie qui plus est. L'univers de la chanteuse est poétique par toute la subtilité dont il recèle. On retrouve notamment cet aspect dans des morceaux tels que le magnifique "Maman", l'entraînant "Du courage", le très doux "La fuite", ou encore le métaphorique "Alien".

C'est une palette de sensations différentes à chaque morceau.

En plus d'être très fort, cela signifie que Louane a mis tout son cœur dans cet album, en cherchant vraisemblablement à nouer un contact avec ses auditeurs, à leur offrir une part d'elle-même. Cela correspond à cette chose si précieuse et rare dans la musique qu'est la générosité artistique.

On ressent dans cet album de nombreuses fragilités, avec quelques inégalités, il faut le dire. Mais celles-ci passent inaperçues quand on est pris par l'univers de l'album. De plus, ces fragilités ont une forme de délicatesse qui, finalement, a un grand charme puisqu'elles sont cohérentes avec les textes.

Sa musique va encore évoluer, s'élaborer, on peut donc penser à ce que cela va devenir. On imagine ce que Louane sera capable de proposer dans quelques années, alors qu'à seulement 18 ans, elle sort ce bijou musical qu'est l'album "Chambre 12".


L'album "In Extremis" de Francis Cabrel dans les bacs le 27 avril

"In Extremis" (Smart/Sony Music) sera le premier album de Francis Cabrel avec des chansons originales depuis "Des roses et des orties" (2008) écoulé à plus de 900.000 exemplaires. Ce 13e album studio, l'un des événements de l'année musicale en France, sera-t-il le dernier? "Pas forcément... Mais c'est la pente qui y mène", dit-il. "Dans une carrière, il y a une entrée et une sortie. L'entrée, on ne décide pas forcément quand elle arrive, mais la sortie, je pense qu'il faut la préparer, là je suis en train de faire ça", explique le chanteur aux plus de 35 ans de tubes depuis "Petite Marie" (1977) ou "Je l'aime à mourir" (1979).

Le temps qui passe, thème déjà abordé par Francis Cabrel dans les années 1980 avec des chansons comme "Le temps s'en allait", revient hanter le chanteur dans son single "Partis pour rester". Sur fond de guitares blues-rock et chœurs féminins, il invite à "viser l'éternité/On est tellement bien ici/On va faire comme si/On était partis pour rester".

"J'arrive à un stade de ma vie où les choses deviennent urgentes, on arrive dans le final, les derniers lacets. Après 60 ans, ce n'est pas le moment d'avoir des projets pour dans 30 ou 35 ans", estime le chanteur qui a enregistré cet album chez lui, à Astaffort (Lot-et-Garonne). Francis Cabrel aborde les choses de front, à l'image de la photo, assez inhabituelle pour lui, retenue pour la pochette de l'album : habitué du clair-obscur ou des ambiances un peu nuageuses, il s'affiche en gros plan, de face, regardant le spectateur droit dans les yeux.

"A l'âge que j'ai, la volonté, c'est de dire exactement ce que je ressens, assumer le temps qui a passé, sans vouloir toujours accrocher un public d'une quinzaine d'années", ajoute-t-il au sujet d'un disque toujours très blues où les chansons parlent évidemment d'amour mais aussi de thèmes moins attendus.

Les leçons d'histoire de ce 13e album

"Faire un 13e album pour dire toujours les mêmes choses, cela n'aurait pas été si excitant que ça... J'aurais aimé trouver douze thèmes que personne n'avait abordés ! Mais j'en ai quand même trouvé cinq ou six", glisse le chanteur fidèle à ses guitares acoustiques et aux ambiances blues-rock. Avec la chanson "Dans chaque cœur", Francis Cabrel conte le chemin de croix du Christ, s'intéressant à "la leçon d'amour et d'humanité" lié à cet épisode "appris par force catéchisme et messes". Le thème de la religion était déjà présent dans son album "Des roses et des orties" (2008).
Celui qui avait rendu hommage aux "chevaliers cathares" en 1983 s'est aussi inspiré de l'Histoire : "Mandela, pendant ce temps" rappelle les 27 ans de détention du leader sud-africain et "Azincourt" peint la bataille dont on célèbre cette année le 600e anniversaire. "Cette chanson raconte comment on ressort d'une bataille, celle-là ou une autre, quand on est survivant", décrit le chanteur féru de romans historiques et de Révolution française.

Dans "In extremis", la chanson qui a donné son titre à l'album, il se fait défenseur de la biodiversité des langues en comparant la disparition de l'occitan à celle des oiseaux. "Avec ce piétinement par le français des langues régionales, on perd son histoire, ses racines et beaucoup de richesses, car il y a beaucoup d'images dans ces langues qu'on ne trouve pas en français."
              
Au fil des 12 chansons, Francis Cabrel évoque aussi ces pères qui voient leurs filles, désormais grandes, s'éloigner irrémédiablement ("Les tours gratuits"), son amour du jazz ("Les fontaines du jazz") ou un étrange "Pays d'à côté" couvert de nuages et peuplé de chœurs envoutants. Mais l'amour n'est évidemment jamais loin chez l'auteur de "Je l'aime à mourir", en atteste la ballade "A chaque amour que nous ferons" traversée d'arpèges discrets et de cordes romantiques: "Je me noierai dans tes étreintes/Dans tes vallées, tes sillons/Tes merveilleux labyrinthes/Et tes mystérieuses plaintes".

Prendre son temps

Le chanteur avait confessé une panne d'inspiration il y a quelques années et s'était octroyé une parenthèse Bob Dylan en adaptant les titres du chanteur américain ("Vise le ciel", en 2012). Puis il a fait comme d'habitude : prendre son temps, "s'asseoir à une table pour réfléchir" pour "provoquer" le retour des idées.

"Il faut soigner l'écriture. Même s'il faut cinq ans pour faire une chanson, ce n'est pas grave" : voilà les conseils que le chanteur donne aux jeunes auteurs-compositeurs qui viennent chaque année depuis 20 ans en stage à Astaffort, conseils qu'il distille aussi à sa fille, Aurélie Cabrel, qui a publié en 2014 son premier album. "Elle s'en sort pas mal. Evidemment, cela ne suit pas toujours comme elle voudrait au niveau de l'accueil du public, mais je trouve que, vocalement, elle a vraiment quelque chose", ajoute celui qui a souvent évoqué l'amour filial dans ses chansons.

A l'ère du numérique et d'une industrie musicale en crise, Francis Cabrel et ses 21 millions de disques vendus (selon son label) reste l'un des très rares à pouvoir toujours imposer son rythme et ses conditions. Comme Jean-Jacques Goldman et une poignée d'autres, il peut par exemple refuser que ses albums soient disponibles sur les plateformes d'écoute en streaming. "Je considère que mes chansons m'appartiennent et que je peux les mettre sur le support que je choisis", dit celui qui repartira sur les routes à partir de septembre avec près d'une cinquantaine de dates annoncées en France, Suisse et Belgique.


Big Band (Eddy Mitchell)

Ce n'est "que" son 36e album studio... Eddy Mitchell sort ce vendredi 23 octobre "Big Band", un disque dont il a longtemps rêvé, entouré d'un grand orchestre, la crème des musiciens américains. Un album très jazzy, porté par les textes ironiques d'un homme qui semble toujours autant s'amuser.

Eddy Mitchell en crooner, noeud papillon, veste taillée et barbe soignée comme sur la pochette de Big Band, il faut bien dire que ça a de la gueule. "Mister" Eddy a enregistré à Los Angeles, dans les mythiques studios Capitol ; à la musique, un big band comme un vieux fantasme, lui l'amoureux des Etats-Unis et de leur musique, Sinatra, Count Basie ou Nat King Cole en tête pour ce nouvel album. "Même un disque moyen d'un chanteur moyen [...] ça vous donne la banane, c'est la joie un big band", affirme-t-il pour expliquer cette expérience.

Et on ne boude pas notre plaisir. Voix de crooner et musique jubilatoire, le costume va à merveille à Eddy Mitchell. Son plaisir à lui est évident, cela s'entend. Après 36 albums, la voix ne bouge pas, et l'homme continue à faire ce qu'il aime.

Hommages et textes ironiques

Comme souvent, il chante ses idoles, comme Sinatra, il reprend en français le fameux Fly Me To The Moon mais aussi des totems comme cette chanson dédiée à Martin Luther King, Quelque Chose A Changé.

L'enfant de Belleville chante aussi Paris - Tu Ressembles A Hier -, sur un ton désenchanté et volontiers provocateur, fustigeant "les 35 heures" qui l'empêchent selon lui d'aller au restaurant en sortant d'un spectacle le soir. Eddy Mitchell manie le second degré, l'ironie aussi quand il s'en prend... aux réseaux sociaux sur le titre Je N'Ai Pas D'Amis.

Monsieur Eddy est en verve, l'inspiration est toujours là. Dans cet album à la musique impeccable, le big band lui donne une autre stature, lui qui n'en manquait déjà pas. A tel point qu'il a décidé, lui qui ne veut plus faire de tournée, de revenir sur scène pour cinq soirées exceptionnelles au Palais des Sports de Paris, en mars prochain.


Il nous restera ça (Grand Corps Malade)

Depuis le début de sa carrière, Grand Corps Malade n’a toujours eu qu’une seule étiquette : celle d’un catalyseur, d’un chanteur justement peu attaché aux genres, un passeur capable d’inviter pour un titre un Francis Cabrel aux antipodes de la culture urbaine à laquelle les colleurs d’étiquettes professionnels auraient bien aimé le réduire.

Magnifique et audacieux projet, Il Nous Restera Ça repose sur une idée lumineuse : celle de soumettre à des auteurs et artistes venus de différents horizons une seule phrase, celle du fameux titre. Aucune autre indication ne fut donnée pour ce défi spirituellement herculéen : parvenir à raconter une histoire, drôle, émouvante, glaçante, peu importe. Une histoire qui devrait tenir la route par rapport à ce que les autres étaient en train d’écrire avec le même challenge. 

Là est le génie : non seulement le casting ressemble à un quatre étoiles de l’avenue Montaigne (Charles Aznavour, Jeanne Cherhal, Richard BohringerBen Mazué, Lino, Hubert-Félix Thiéfaine, LucioleFred PellerinErik Orsenna et...Renaud), mais en plus, l’écriture ne déçoit jamais. Le disque s’écoute d’une traite et l’on s’aperçoit, sans en dévoiler les plus beaux rouages, que l’on est pris par l’addiction comme dans une série télévisée dont on ne peut manquer un seul épisode, et que cette notion d’héritage revêt selon les histoires contées des significations bien différentes. 

Cela va bien au-delà d’une réalisation musicale pourtant brillante, signée Babx et Angelo Foley, mais qui n’apparaît presque qu’accessoire. Les mots sont à chaque fois pesés, soulignant la notion de patrimoine comme le très beau et déférent « L’Heure des poètes », convocation séminale de Grand Corps Malade à ce grand raout musico-littéraire, étirant le spectre des invités de Brassens à NTM, ou le magnifique « La Résiliation », oraison funèbre tristement pragmatique mais tellement poétique d’un mariage dont il ne restera que le regret de « tuer [notre] histoire à chaque résiliation ». Inutile de passer au crible un texte davantage qu’un autre, tous sont brillants et il suffit de plonger dedans pour savoir... « ce qu’il nous restera ».


Interstellaire

Mylène Farmer revient avec un album pop tout en délicatesse. Un succès annoncé.

Prévu pour le vendredi 6 novembre, le nouvel album de Mylène Farmer aura fuité quelques jours plus tôt sur internet. C’est dire si la chanteuse française suscite encore passion et intérêt.

On découvre ainsi ce dixième album studio et ses onze morceaux avec le goût du fruit défendu si cher à l’artiste. Dévoilé officiellement très en amont, le premier extrait « Stolen Car » était initialement chanté par Sting sur l'album « Sacred Love » en 2003. Repris en duo sous la houlette du producteur The Avener, le morceau est une belle surprise. Un petit bijou de pop électro avec la parfaite communion des deux voix. Le public ne s’y est pas trompé, il l’a immédiatement adopté et fait numéro 1 plusieurs semaines.

Ce sera là la seule collaboration sur cet album entre les deux artistes, la part belle de la co-signature étant dévolue à Martin Kierszenbaum, auteur-producteur déjà remarqué derrière Marilyn Manson, Gwen Stefani, Lady Gaga et La Roux. Neuf des onze morceaux.

Le choix épineux du deuxième single s'est porté sur « Insondables », une ballade toute en légèreté. Peut-être parce que c’est la tête dans les étoiles qu’elle l’a composé, sur son lit au printemps dernier, le pied plâtré après une chute accidentelle. Mylène avait glissé sur le pavé parisien. Une grande sérénité se dégage de cette chanson, oubliés les artifices et les maniérismes d’hier, Mylène Farmer fait ce qu’elle sait faire de mieux, elle nous délivre une voix suave et délicate. Tout en douceur.

C’est d’ailleurs la grosse tendance qui se dégage de ce disque, moins d’emphase et plus de naturel. Moins d’arrangements pour laisser la place à une voix, celle d’une chanteuse qui nous rappelle qu’au-delà de ses chorégraphies, de son sourire et de ses minauderies, il y a une grande délicatesse. Fini la dance. Grandes embrassades de la chanson pop. Ceux qui ont aimé « Monkey Me » détesteront cet épisode.

Ce disque est plus direct, et l’on oserait presque cet aphorisme : c’est celui de la maturité. C’est surtout l’album d’une artiste qui n’a plus besoin de se déguiser pour nous livrer des petits moments de félicité. Bon signe, il n’y a que la reprise de Cheap Trick, « I Want You To Want Me », qui nous laisse de marbre, mais l’idée était sans doute de brosser le poil des Américains dans le bon sens, car c’est décidé, Mylène Farmer veut tenter sa chance outre Atlantique.

Certains esprits chagrins pensent que Mylène perd ici de son identité, au contraire elle y gagne en luminosité, une évidence au fil des écoutes. Un mélange de tubes instantanés « Love Song », « Pas d’Access », « City Of Love » parfois légèrement funk, de chansons dansantes « C’est pas moi » et de moment lacrymal, « Un Jour ou l’autre » à cause de cette voix particulièrement cristalline. Mylène Farmer est radieuse dans ses nouveaux atours. Ce n’est pas demain qu’on l’oubliera.


Eternels jusqu'à demain

Pour “Éternels jusqu'à demain”, son troisième album studio, Thomas Dutronc met le cap sur l’Angleterre !

Un nouvel album aux sonorités plus pop, réalisé par le producteur star Jon Kelly (Paul McCartney, Kate Bush…) à Londres.

Entouré de musiciens brillants - Sam Dickson (Adele…) à la basse,  Matt Johnson (Jamiroquai …) au clavier, John Paricelli (Willy Moon, Sia …) à la guitare –, Thomas Dutronc délaisse le temps de quelques chansons le style manouche qu’on lui connaissait jusque-là. Mais pour mieux nous surprendre car les nouvelles chansons se révèlent furieusement entraînantes, et les textes toujours aussi poétiques.

Guitariste émérite reconnu, c’est maintenant un Thomas Dutronc chanteur que le public découvrira sur ce disque, à l’instar des deux premiers extraits dévoilés : “Aragon”, un titre lyrique et envoûtant magnifiquement mis en musique, dont le texte n’est autre que le poème “Est-ce ainsi que les hommes vivent ?” Et le titre “Allongés dans l’herbe”, une embardée folle aux accents rock qui réjouira tous ceux qui avaient eu l’occasion de le découvrir sur scène il y a quelques mois.


Ensemble

Kendji Girac brille. Avec la sortie de son deuxième album Ensemble, le chan­teur réalise une des meilleures ventes de l’an­née en France.

Un an après sa grande victoire dans l’émis­sion The Voice, la carrière de Kendji Girac se porte au mieux. Cette semaine, le chan­teur qui a remporté le NRJ Award de la chan­son fran­co­phone de l’an­née, entre direc­te­ment à la première place du Top Albums avec son deuxième effort inti­tulé EnsembleL’opus s’est écoulé à 101 161 exem­plaires. Il s’agit du deuxième meilleur démar­rage de l’an­née après In Extre­mis de Fran­cis Cabrel. En plus de cara­co­ler en tête des charts, le jeune homme de 19 ans se surpasse : son précé­dent album éponyme, qui a fran­chi la barre du million de ventes le mois dernier,  avait attiré 68 000 preneurs. Il double presque son score grâce à la popu­la­rité de singles tels que Anda­louse ou encore Conmigo.

Alors que le tour­nage de la cinquième saison de The Voice vient de démar­rer, Kendji Girac prouve égale­ment que les stars de télé-crochet arrivent encore à tirer leur épingle du jeu, contrai­re­ment à ses prédé­ces­seurs Stéphane Rizon et Yoann FregetLe beau brun réalise le meilleur démar­rage pour un artiste de ce genre d’émis­sion depuis Inven­taire de Chris­tophe Willem (82 000 ache­teurs) en 2007. Dans les colonnes de Pure Charts, Kendji Girac souhai­tait le même succès à Lilian Renaud, gagnant de la saison 4 : “Le public peut très bien accep­ter son style comme il a accepté le mien. Il est ouvert d'esprit. J'espère ne pas nuire à sa carrière. Je ne veux surtout pas être un frein. S'il réus­sit, je serai encore plus content. Il a fait le même chemin que moi. Il a démarré comme moi j'ai démarré.”


Renaud signe le meilleur démarrage de l'année et un record de ventes depuis 14 ans

C'était un événement, Renaud en a fait un phénomène. Les chiffres de ventes de son nouvel album "Renaud" viennent de tomber et ils sont spectaculaires. Le disque réalise le meilleur démarrage de l'année, et signe le plus gros score en première semaine depuis 14 ans.
Il fallait s'y attendre ! Le phénomène entourant le retour de Renaud se traduit aujourd'hui par des ventes extrêmement impressionnantes. Plus de six ans après "Molly Malone – Balade irlandaise" et dix ans après "Rouge sang", son véritable dernier album composé de titres originaux, le chanteur n'a pas été oublié par le public français. Au sommet du Top Singles avec "Toujours Debout", et omniprésent dans les médias, alternant déclarations personnelles sur ses addictions ou sa résurrection et à la tête de quelques polémiques, l'interprète de "J'ai embrassé un flic" peut garder le sourire : d'après son label, plus de 200.000 exemplaires de son disque se sont écoulés en trois jours.

Désormais, les chiffres officiels de l'institut GFK viennent de tomber : Renaud a séduit exactement 287.323 fans avec son nouvel album "Renaud", dont 275.536 exemplaires en physique et 11.787 en digital. Un incroyable score faisant de ce disque le meilleur démarrage de l'année mais aussi de la décennie, devant Daft Punk et "Random Access Memories". Le duo casqué avait pu compter sur 194.900 acheteurs lors de la première semaine de sortie de son disque événement, paru en 2013 et emmené par le tube "Get Lucky". Pour retrouver de tels chiffres, il faut remonter à 2007 pour l'album posthume "La voix d'un ange" de Grégory Lemarchal, avec 194.000 ventes physiques. 
Au passage, avec "Renaud", l'artiste réalise un bien meilleur démarrage qu'avec "Rouge sang" qui s'était classé en tête des ventes en 2006 grâce à 169.000 exemplaires vendus à sa sortie. Une hausse de 70% ! Un véritable tour de force dans un marché totalement différent, plombé par l'effondrement du disque. Renaud manque cependant de peu de réaliser le meilleur démarrage du millénaire : Johnny Hallyday avait pu compter sur le soutien de plus de 300.000 fidèles avec "A la vie à la mort" en novembre 2002.


Christophe Maé : Son nouvel album 2016 ’L’Attrape-rêves’

Les fans l’attendent depuis de longs mois. Le chanteur sort son nouvel album L’Attrape-rêves en mai 2016. Ce disque - porté par le single Il est où le bonheur - succédera à Je veux du bonheur et sera présenté lors d’une tournée.

En l’espace de deux albums solo, Mon Paradis (2007) et On trace la route (2010, quadruple disque de platine), Christophe Maé a intégré le club très fermé des plus gros vendeurs de disques en France. Avec plus d’un million d’exemplaires écoulés de chacun de ses opus, il a même trôné en maitre au sommet des charts. Un succès qui s’est logiquement décliné sur scène, où le chanteur a enchainé les dates de concerts devant des salles combles. Le live Comme à la maison (2008) permettait d’ailleurs d’attester de ses talents de showman.

Mais, consacré par l’édition 2008 des NRJ Music Awards - Artiste français de l’année et Chanson française de l’année - et gagnant d’un Platinum Award décerné par l’Ifpi (International Federation of Phonographic Industry, un organisme international chargé de faire respecter les droits de l’industrie du disque), Christophe ne se repose nullement sur ses lauriers. Ainsi, selon un communiqué transmis à notre rédaction par le label Warner, son quatrième album studio L’Attrape-rêves sortira le 13 mai 2016. Ce disque d’ores et déjà très attendu succèdera à Je veux du bonheur (2013), certifié diamant avec plus de 500 000 ventes. 
Introduit par le single Il est où le bonheurdévoilé le 19 février, le projet a mûri pendant un an et demi, dans un studio du 3ème arrondissement de Paris. "C’est mon atelier (...) je suis dans ma bulle", confie le chanteur au Parisien. Il promet un album "plus introspectif""plus personnel", pensé en étroite collaboration avec Paul Ecole (Calogero, Oxmo Puccino…). "C’est ma plus belle rencontre artistique. Je suis entré dans sa tête, il est entré dans la mienne..." L’Attrape-rêve devrait contenir 11 morceaux, dont la chanson-titre écrite par Boris Bergmann et aussi Lampedusa qui aborde le thème sensible des migrants.

UNE TOURNÉE EN 2016-2017

Révélé dans la comédie musicale Le Roi Soleil, le chanteur rencontre un immense succès également sur scène. Ses concerts affichent complet en un temps record et de nouvelles dates doivent régulièrement être ajoutées.

Les nombreux fans du chanteur seront donc ravis d’apprendre qu’une nouvelle tournée est prévue en 2016. Christophe a prévu de donner une première série de concerts dans des petites salles avant de se lancer dans une grande tournée des Zéniths en mars 2017.


Dignes dingues donc, nouvel opus de Véronique Sanson

L'éternelle Amoureuse, chérie des Français, revient avec un nouvel album. Avec Dignes, dingues, donc...Véronique Sanson livre un nouvel opus de bonne qualité et montre que malgré les épreuves, elle est toujours là. Elle convoque le groove, la pop, le blues, le jazz pour chanter l'amour, le passé, l'alcool et la mort, ses thèmes préférés qui ont fait le succès de ses chansons comme "Vancouver", "Le temps est assassin" ou "Ma révérence".

Un premier titre dévoilé début septembre avait officialisé le retour sur le devant de la scène de la chanteuse âgée de 67 ans. "Et je l'appelle encore", morceau de bravoure de l'album dans lequel piano et cordes s'entremêlent, est un hommage rendu à sa mère disparue il y a dix ans. Émotion donc. Cependant, la tonalité globale de ce nouvel opus n'en reste pas moins légère et enjouée sur les neuf autres titres qui le composent. Éclectique au possible, différents styles musicaux - comme différents sons de cloche si l'on se fie au titre - imprègnent l'ensemble. Quant à la voix, elle n'a rien perdu de sa clarté et de sa puissance.

À l'Olympia en décembre

En ouverture, le morceau éponyme de l'album, "Dignes, dingues, donc...", s'inscrit dans la lignée de son répertoire pop-rock forgé lors de son "exil" américain (1972-1980). De ces huit années d'une intense passion vécue avec le musicien américain Stephen Stills, du groupe mythique des années 1970 Crosby, Stills, Nash & Young, naîtront un fils Christopher et cinq albums, parmi lesquels les excellents Le MauditVancouver ou encore Hollywood. Ce sont ces "années américaines", période faste artistiquement, que Véronique Sanson avait revisitées le temps d'une tournée triomphale l'an passé, avant de retrouver l'envie de recomposer un album, six ans après le précédent.

Fidèle à ses thèmes habituels, elle revient notamment sur ses histoires d'amour passées ("L'écume de ma mémoire", avec Thomas Dutronc à la guitare). Son rapport à l'alcool est à nouveau abordé dans "Des x et des i grecs". En duo jazzy avec Zaz sur "Zéro de conduite", elle flirte également avec la bossa nova dans "Et s'il était une fois".

Dix nouvelles compositions inédites, à la façon d’une mosaïque multicolore. Dix titres riches de tous les rythmes, de toutes les musiques qui vivent en elle depuis toujours.

Véronique Sanson remontera sur scène dès le 8 novembre à Toulouse, avant de s'installer pour plusieurs soirs à Paris. D'abord à la Salle Pleyel (30 novembre, 1er et 2 décembre) puis à l'Olympia (15, 16, 17, 21, 22, 23 décembre).


Où sont passés nos rêves est le 24e album de Serge Lama.

Et c’est une grande réussite.

Fin octobre, Serge Lama a perdu son épouse victime d’un AVC. Une perte qu’il vit très difficilement. Mais cela ne l’empêche pas d’être de retour avec un nouveau disque intitulé Où sont passés nos rêves . Un album studio salué par la critique et par le public. À 73 ans et pour la première fois, Serge Lama n’a pas travaillé avec ses compositeurs habituels, il a convié ce que la chanson française fait de mieux : de Francis Cabrel à Bénabar en passant par Adamo, Calogero et Julien Clerc.

Votre nouvel album est salué par tout le monde. Certains vont jusqu’à dire que c’est le meilleur. Ça vous fait plaisir ?

"On dirait qu’une fée est passée et a dit : ‘Cet album sera parfait’. Je ne sais pas le succès qu’il connaîtra, mais quoi qu’il arrive, il est extraordinaire. Il est unique par les compositeurs prestigieux qui y sont représentés, parce qu’il est réalisé d’une manière magnifique et parce que le résultat est formidable. Mais je pense avoir fait d’autres albums très forts également. Je pense à Rouge sur lequel figure Je suis malade , et à Napoléon . Je classe ce nouveau disque avec ces deux-là, ni devant ni derrière. À égalité."

Pour la première fois, vous n’avez pas travaillé avec vos compositeurs habituels mais avec le gratin de la chanson française. Comment ça s’est fait ?

"Il y a dix ans que je pense à ce disque, mais depuis ce qui s’est passé avec Michel Berger (ils devaient faire un album ensemble, mais la mort de Michel Berger en a décidé autrement) et mon manque de chance, je me disais que personne serait intéressé. Le simple fait qu’ils aient accepté d’y participer est un miracle. Ils ont écrit des musiques sur mes textes et tout ce qu’ils m’ont envoyé était fantastique du premier coup. C’est magique, ça n’arrive jamais ! La force de cet album est qu’il est porté par une diversité d’inspiration musicale faramineuse et inattendue. Les plus grands compositeurs des quarante dernières années sont là. Il y a Julien Clerc que j’admire au-delà de tout. On cite souvent Goldman, Berger et Balavoine, mais le plus original, c’est lui. J’ai aussi une admiration folle pour Cabrel et son style. Et pour Maxime Le Forestier."

Allez-vous poursuivre dans cette direction ?

"Avec tous les sujets et les chansons que j’ai dans mes cartons, j’ai de quoi faire deux ou trois disques. Mais malheureusement, je pense que ça ne se fera pas parce qu’on arrive à la mort du disque. Je le dis avec beaucoup de tristesse mais le genre qui s’appelle la chanson est en train de disparaître."

Ça signifie que vous raccrochez ?

"Je vais encore faire un disque. Et si Dieu me prête vie, mon rêve serait de rechanter avec ma voix d’aujourd’hui, les 50 chansons les plus importantes de ma carrière pour en faire un coffret. Il y a des chansons de mon répertoire qui seraient rajeunies si je les chantais aujourd’hui. Est-ce que ma maison de disques me suivra, ce n’est pas certain… Aujourd’hui, les radios ne passeraient plus Je suis malade . Une chanson lente qui dit "Je suis malade" à quinze reprises en 4 minutes, elle ne passe pas. Même pas en rêve !"

Vous verra-t-on sur scène pour défendre cet album ?

"Avec tous les événements que j’ai vécus, je suis très prudent sur les choses de l’avenir. Mais normalement, je pars en tournée en septembre. Et j’ai plutôt de bonnes sensations, à moins que d’autres événements catastrophiques se produisent en France ou en Belgique."

"Le métier me sert de cache-misère"

Serge Lama n’en fait pas un mystère, le décès à 71 ans de son épouse Michèle Chauvier le laisse dévasté. Et ce n’est pas le succès de son nouvel album qui atténuera sa peine. "La disparition de Michèle, je ne l’ai pas encore enregistrée, confie-t-il. Je l’ai subie. J’ai été à son incinération. J’ai pleuré. J’ai fait tout cela instinctivement, comme un animal. Mais l’homme lui-même, je sais qu’il sera blessé longtemps. Le métier me sert de cache-misère dans une certaine mesure, mais la misère ne s’enlève pas en faisant un beau disque. Ce n’est pas avec ça qu’on arrive à compenser une telle catastrophe humaine. Je suis un être humain comme les autres et je le vis avec beaucoup de difficultés. Mais je ne peux pas me poser en martyr parce qu’il y a tellement de gens qui vivent la même situation que la mienne. Regardez ce qui est arrivé au Bataclan… en un seul soir !"


Second album de Vianney, un chanteur pas comme les autres

Quel parcours pour Vianney ! C’est en 2014 que le jeune artiste débarquait sur les ondes avec l’entêtant « Pas là », véritable tsunami musical. Ce deuxième extrait de son album Idées Blanches sera d’ailleurs le moteur de sa toute jeune carrière. Depuis, Vianney a été nommé aux Victoires de la Musique 2015, dans la catégorie Album Révélation de l’Année. Il n’a pas remporté le prix mais l’année suivante fut celle de la consécration puisqu’il a gagné le trophée de l’Artiste Interprète Masculin. Après s’être laissé enchanter par les titres « Veronica », « Les gens sont méchants » ou encore « Les filles d’aujourd’hui » en duo avec Joyce Jonathan, le public avait hâte de découvrir son second opus, et nous aussi…

Plus personnel et intime…

C’est avec « Je m’en vais » que Vianney a commencé la promotion de cet album éponyme, pour en souligner le caractère introspectif. Le ton était donné, le premier single est fort, puissant, déchirant… Mais qu’en est-il des dix autres pistes qui composent Vianney ?

C’est une ligne d’émotions et de partage qui s’offre à l’auditeur. Profond, personnel, intime, le chanteur se livre sans concession, sans fard. Il nous parle de son enfance avec « Dumbo » et il casse son image avec « Le fils à Papa », un titre qui a du mordant malgré son aspect dépouillé. L’artiste nous transporte durant près de sept minutes.

Entre son avenir avec « Quand je serai père » et l’amour sur « Moi aimer toi », Vianney s’impose avec sa couleur musicale, sa voix chaude et sa guitare omniprésente. La qualité d’écriture est là, la passion débordante et la réalisation soignée. Un second essai largement réussi donc, un opus qui confirme tout le talent et la sincérité d’un jeune auteur-compositeur et interprète de 25 ans qui semble ne pas avoir fini de faire chanter toute la France.

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