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Sauvagerie et barbarie... à nouveau !

Sauvagerie et barbarie... à nouveau

Après l'attentat contre Charlie Hebdo, nous pensions tous que la sauvagerie des fanatiques allait s'arrêter là. Grosse erreur !

De nouveaux attentats encore plus sanglants viennent d'avoir lieu à Paris, dans six lieux différents, perpétrés par huit terroristes. 127 morts et plus de 350 blessés, dont certains dans un état critique. L'horreur a encore dévasté notre pays !!!  Huit "frères" (dont un Français, aux dernières nouvelles) portant des ceintures explosives et armés de fusils d'assaut ont visé des sites choisis soigneusement au cœur de Paris.

Evidemment, nous sommes tous sous le choc. Comment cela a-t-il été possible? Pourquoi les services de renseignement n'ont rien vu venir? Les carnages de Paris se sont produits trois jours après que le ministère de l'Intérieur a annoncé que la DCRI venait de mettre un terme aux projets terroristes non exécutés d'un jeune Toulonnais, peut-être téléguidé depuis la Syrie, qui s'était procuré poignard et cagoules sur des sites de vente en ligne. Les services de renseignements auraient donc discerné la petite fourmi aux allures de toquard, pour laisser passer l'énorme opération en cours de préparation à Paris... Les textes juridiques ont été renforcés pour lutter contre ces terroristes. Et surtout les articles du Code pénal tout à fait contradictoires avec les libertés publiques, mais d'une redoutable efficacité : lesarticles 421-1 et 421-2 du Code pénal. Ils permettent de réprimer l'« association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ». Ces textes permettent aux magistrats et aux policiers de surveiller et d'interpeller quiconque est à leurs yeux susceptible de s'engager dans une action terroriste, y compris s'il n'y a pas le moindre élément de réalisation.Un coordonnateur du renseignement a pris ses fonctions à l'Élysée. Des moyens supplémentaires ont été accordés, encore augmentés après les attentats de janvier dernier. Des centaines d'emplois ont été créés, si nombreux que les services peinent à trouver des spécialistes de niveau suffisant. De nouvelles mesures de répression ont été introduites, et des lois considérées comme inadaptées aux nouveaux systèmes de communication ont été modifiées. Citons la loi du 13 novembre 2014 renforçant lesdispositions relatives à la lutte contre le terrorisme, qui crée un nouveau délit d'« entreprise terroriste individuelle », entre autres. Citons également la loi du 24 juillet 2015 relative au renseignement, entrée en vigueur le mois dernier, qui renforce considérablement les moyens d'écoutes et d'interceptions des communications accordés aux services.

Depuis des mois déjà, les consignes de Daech sont de tuer des Français partout et où que possible, en représailles de l'intervention de notre pays en Syrie et en Irak. Vu que la France importe la guerre en Syrie avec ses frappes aériennes, les djihadistes, eux, se vengent en important la guerre sur le sol français. Les attaques suicides perpétrées au Stade de France et au boulevard Voltaire sont inédites en France et rappellent les méthodes employées au Moyen-Orient, celle des commandos kamikazes en particulier. Huit assaillants sont morts, dont sept en se faisant exploser.

Ces faits tragiques semblent assez typiques de la déliquescence de nos sociétés, mais surtout, de la déliquescence des esprits puisque PLUS DE 2000 FRANCAIS SE SONT ENROLES PARMI LES TERRORISTES ! Un chiffre qui donne à réfléchir.

Par delà les discours déjà entendus et les appels à l'unité nationale, espérons que toutes les leçons seront tirées de ce drame affreux. Rien n'est moins sûr.

  

Le "culturel"sur Radio France

Dans une interview récente au magazine VSD, Pierre Perret a fait un aveu surprenant et qui mérite d'être connu... Il a confié qu'il était mal vu à Radio France. "Plus j’ai été populaire et plus l’animosité s’est déployée (...) Je suis toujours tricard à Radio France. Il n'y a pas une chanson qui passe, hein ! Rien. C’est le mur de Berlin. Un jour, il y a une dizaine d’années, Jean-Luc Hees, alors patron de France Inter, m’a dit : 'Tu sais, t’as pas la couleur'. Ça c’est une phrase qui tue. Y a beaucoup de gens qui souffrent de par le monde de ne pas avoir la couleur. Mais bon, je vais vous dire : j’ai aucune acrimonie. Je m’en bats les couettes mais à un point !", a-t-il lâché.

France Inter se surpasse d'ailleurs, ces derniers temps... Les bobos intellos socialos écolos qui y sévissent et qui s'écoutent parler dans un micro ont fait très fort pour la mort de David Bowie, par exemple. On est dans le vent ou on ne l'est pas ! On n'en ferait pas davantage pour la mort du pape... Il est vrai que les androgynes excentriques et camés plaisent énormément aux bobos. Dernière salve : comment faire une émission pas chère et à couleur hautement culturelle? Facile ! Vous prenez un livre quelconque et vous en faites lire quelques pages par un acteur, sur un ton très concentré. Voilà,  vous avez fait du culturel, qui s'adresse à une certaine "élite" parisienne ! Et tout cela avec notre argent, l'argent de la redevance. Bonne continuation, les bobos !


Sur France Inter , France Info , France Bleu, une petite révolution s'est produite sur les chaînes publiques qui n’avaient droit qu’aux messages de publicité collective ou d’intérêt général, groupes publics mutuelles ou administrations.

Un décret paru au Journal Officiel élargit leurs possibilités de façon encadrée : pas de promotions occasionnelles comme les foires aux vins par exemple.

Et pas plus de 30 mn par jour, quand les radios privés peuvent aller jusqu’à 14 minutes par heure...

On demande à voir : tous les auditeurs constatent que les spots sont de plus en plus nombreux, tout le temps ! France Inter va bientôt pouvoir faire directement concurrence à Europe 1 ou RTL où le robinet à pubs est ouvert à fond toute la journée. La différence entre radio publique et radios privées se réduit de plus en plus à la taille d'une feuille de papier à cigarettes... Et nous continuons à payer la rédevance.

Ce sera même beaucoup plus strict dans le 7/9 où le total des spots ne pourra pas dépasser les 8 minutes.

Il faut bien que le service public, dont les ressources sont affectées par la crise, trouve des solutions…

Les recettes publicitaires restent très faibles : elles représentent à peu près 6% du budget de Radio France .

Le gaspillage alimentaire continue...

A l'heure où le gaspillage est décrié, les magasins de déstockage ont le vent en poupe. Depuis le 7 septembre, dans l'agglomération dijonnaise, on peut faire ses courses dans un nouveau magasin entièrement dédié au déstockage alimentaire.

Dans ce nouveau magasin de 300 mètres carré, les produits sont installés sans fioriture sur les rayonnages. Biscuits, pâtes, fromages, charcuterie, boîtes de conserve, sauces, boissons. Anna, une cliente, s'est arrêtée devant un étalage d'épices. Elle se dit « surprise du conditionnement mais surtout des tarifs. Ça ouvre un peu l'esprit sur le gaspillage alimentaire »

Car tout dans ce magasin provient du fabuleux gaspillage que Rémi Oertli, le gérant, avait constaté lorsqu'il travaillait dans le transport frigorifique. Exemple avec un stock de semoule au lait. « Toute la palette était vouée à la poubelle parce qu'un seul colis était écrasé et donc le destinataire a refusé toute la palette » explique t'il. Un stock racheté pas cher et revendu à prix cassé.

Notre ministre de l'écologie a beaucoup de pain sur la planche, pour être efficace dans ce domaine...

Plus loin, une palette de charcuterie savoyarde attend les consommateurs. Elle avait été refusée tout simplement parce qu'un livreur était arrivé avec une heure de retard. Chaque produit a failli être jeté pour des raisons dérisoires de ce genre. On croit rêver ! Une manne pour qui connaît les coulisses de la distribution...

Mes bonnes courses est installé allée Lépine à Marsannay-la-Côte et fonctionne avec le gérant, son fils et quatre salariés.

L'avantage pour le client, c'est donc le prix, parfois inférieur de moitié au tarif affiché en grande surface.

Quand on est fâché avec l'orthographe à l'Elysée

Le communiqué de presse écrit, envoyé à tous les journaux, relatif aux réfugiés de Syrie entrera certainement dans l'histoire. Lisez plutôt ! (Retranscription des propos présidentiels)

 

Chaque fois qu'il y a eu des épreuves, l'Irlande et la France ce sont toujours retrouvés.

Certaines [familles] ont été accueillies dans les pays voisins qui souffrent eux même.(Sic)

J'ai également appelé le Président turc ERDOGAN puisque c'est là que c'est passé le drame. (Sic)

Enfin nous avons abordé trois sujets, je ne serais pas plus long.

 J'aurais (idem) l'occasion de m'en entretenir d'ailleurs avec David Cameron.

Exemples cités par Christian Combaz, écrivain et essayiste.

La barbarie à visage inhumain

L'attentat sauvage perpétré contre Charlie Hebdo, mercredi 7 janvier dernier, nous rappelle que "la barbarie à visage inhumain" peut également frapper dans notre pays... Les fous d'Allah, qui s'étaient déjà signalés par des décapitations hautement médiatisées, loin de nos frontières, ont montré qu'ils pouvaient aussi massacrer des vies humaines, en France, en 2015!... Un exploit qu'ils ne manqueront sans doute pas de revendiquer haut et fort, au nom de leur fanatisme débile.

Nous sommes tous horrifiés et je le suis tout autant que les autres, d'autant plus que j'apprécie à leur juste valeur les dessins humoristiques, certaines pages de mon site en témoignent. Les humoristes humanistes comme Cabus (sourire inoubliable!), qui sont tombés sous les balles, nous manqueront beaucoup. Ils seront sans doute remplacés par d'autres, différents, pour que la liberté d'expression subsiste dans notre pays.

Nous ne sommes pas près d'oublier cette funeste journée. Souhaitons que les coupables soient arrêtés rapidement et condamnés  de même, avec toute la rigueur qu'ils méritent!

Liberte d expression

L'école à la dérive!

L'éditorial de Jacques Julliard, dans le dernier numéro de Marianne (13 octobre 2012) m'a fait chaud au cœur. Enfin un peu de courage, de lucidité et de clairvoyance, après plus de trente années de laxisme et de démagogie! Il était temps. Le constat concernant l'état actuel de notre école est accablant. En dépit de moyens toujours plus importants, les résultats sont de plus en plus mauvais, ce qui est confirmé par tous les classements internationaux, ce que refusaient d'admettre jusqu'à maintenant tous les idéologues de la gauche bien pensante et des bobos réunis.

Etat des lieux

Il suffit de suivre l'actualité quotidienne pour se rendre compte de la dégradation profonde de notre système français qui, rappelons-le, était pourtant considéré il n'y a pas si longtemps, comme l'un des meilleurs du monde! Agression violentes et de plus en plus nombreuses des professeurs et autres personnels dans les établissements, aussi bien par les élèves que par les parents ou les grands frères. Mépris généralisé des enseignants. Agression violentes et de plus en plus nombreuses des élèves entre eux, allant jusqu'au meurtre, pour des prétextes futiles... Nombre croissant d'élèves qui décrochent précocement du système ou qui le quittent sans aucun diplôme, sans aucune qualification. Un tiers des élèves qui entrent en sixième sans savoir lire correctement, ce qui les condamne à une scolarité chaotique, pour ne pas dire ratée. Le bilan est sans appel.

Les solutions 

Jacques Julliard évoque le "lobby pédagocratique qui paraît avoir fortement repris le pouvoir Rue de Grenelle. Il s'agit de la suppression suggérée à demi-mot des redoublements, de la notation et du travail à la maison". Un peu plus loin, il n'hésite pas à dire à "quel degré de bêtise la brutalisation des rapports sociaux, combinée à la câlinothérapie des bien-pensants, peut conduire. Et cela avec la lâche complicité de la grande majorité des parents d'élèves, qui veulent bien affronter le froid sibérien, mais pas le thermomètre. Ainsi vont les réformes de l'éducation, avec leur cortège de bonnes intentions et leurs éternels lieux communs."

Toute réforme (et Dieu sait s'il y en a eu, chaque ministre de l'Education mettant un point d'honneur à faire la sienne!) est vouée à l'échec pour une raison très simple: on part d'un postulat de base totalement erroné et absurde. J'ai toujours tenté d'expliquer une chose on ne peut plus évidente: dans la masse des élèves, il y a des gros, des maigres, des grands, des plus petits, des costauds et des malingres, et tout le monde trouve cela normal, évidemment. Mais dans le domaine de l'intelligence, des moyens intellectuels, on considère que tous les élèves se ressemblent et sont au même niveau, ils doivent donc de gré ou de force faire le même type d'études au Collège jusqu'à 16 ans, en privilégiant à outrance les études purement théoriques. Il ne faut surtout pas une tête qui dépasse. Egalitarisme quand tu nous tiens!!! Là comme partout dans notre société actuelle, c'est bien le règne de la pensée unique pour un collège unique qui a échoué lamentablement, mais personne ne le reconnaitra... Alors, on continue jusqu'à ce que mort s'ensuive!

P.S.: Le ministre de l'Education en est à préconiser la dépénalisation du cannabis. Grande première! Et grand bravo!!! Le progrès est en marche...


5 juillet 2014 : un drame épouvantable, typique de l'état actuel de l'école en France...

Une institutrice de 34 ans a été poignardée à mort vendredi 4 juillet, devant ses élèves à Albi par une déséquilibrée, immédiatement placée en psychiatrie, un drame qui s'est produit au dernier jour de l'année scolaire. La victime, Fabienne Terral-Calmès, mère de deux petites filles, Adèle et Romane, enseignait en grande section de maternelle. «L'Education nationale perd une enseignante formidable», a regretté le ministre de l'Education nationale Benoît Hamon, venu à Albi témoigner son soutien au personnel de l'école. La mère d'une petite fille scolarisée dans le groupe depuis un mois et demi a poignardé l'institutrice devant ses élèves et dans sa classe, avec un couteau de cuisine qu'elle avait dissimulé dans son sac à main. L'institutrice a succombé à ses blessures sur place en dépit de l'intervention des secours.

Les faits se sont déroulés au moment de l'entrée des enfants en classe, à 09H00 dans l'école primaire publique Edouard Herriot. L'auteur, mère de deux enfants, n'avait à sa charge que la cadette de six ans. Elle avait déjà été signalée début 2014 au parquet pour des «troubles psychiques» et une enquête pour délaissement de mineur avait été ouverte, conduisant à son hospitalisation en milieu psychiatrique jusqu'au 18 mars.

Elle avait ensuite récupéré sa fille en Espagne et l'avait scolarisée à Albi en mai.

Refrain habituel : "Il faut tout faire pour que de tels faits ne se reproduisent plus." Entendu cinquante fois, sans aucune suite digne de ce nom!

Une étude de l'Insee menée entre 2007 et 2013 et publiée jeudi indiquait que plus d'une personne sur dix travaillant dans l'Education nationale déclarait avoir fait l'objet de menaces et d'insultes, soit près de deux fois plus que dans l'ensemble des autres professions.

Dans les collèges et lycées, ce sont généralement les élèves qui sont à l'origine des menaces et insultes. Mais dans les écoles, les enseignants sont le plus souvent la cible des adultes, principalement des parents.

Les personnels âgés de moins de trente ans sont plus touchés que leurs aînés par ces menaces et insultes, relevait également l'étude.


De plus en plus fort!

Dans une lettre adressée le 17 avril 2015 aux professeurs de collège, notre brillante ministre a détaillé les différents points de la nouvelle réforme qu'elle nous concocte... Le texte vaut son pesant de cacahuettes ! C'est le championnat de France du galimatias jargonnant technocratique ampoulé et abscons. Jugez-en plutôt.

On ne parle plus des objectifs de l'apprentissage des langues vivantes, mais de "se familiariser avec des mobilités virtuelles et se préparer à des mobilités physiques" C'est-y pas beau!!! On ne parle plus de parcours scolaire, mais de "méthode spiralaire". On ne parle plus de pratiquer une langue régionale mais de "Aller de  soi et de l'ici vers l'autre et l'ailleurs". Et le bouquet final : plus question de dire simplement piscine... On parle de "se déplacer dans un milieu aquatique profond standardisé". La réforme est en marche ! Celle qui semble la plus urgente consisterait à renvoyer ces messieurs-dames à l'école pour apprendre à s'exprimer simplement et clairement. C'est sans doute trop demander. En tout cas, c'est la vieille technique des bourgeois pour signifier insidieusement au populo : "Nous ne sommes pas du tout du même monde !" Typiquement socialiste.

Encore du nouveau !

Maths : le niveau des collégiens français chute

Les classements PISA, qui évaluent dans 65 pays le niveau en français, en science et en maths des élèves, ne donnent déjà pas de très bonnes places à la France. Une étude du ministère de l'Education nationale, révélée dimanche 17 mai par Le Parisien, vient confirmer cette piètre position. Alors que le gouvernement projette de réformer le collège, elle montre en effet que le niveau des collégiens en mathématiques a reculé. Ce type d'étude est effectuée tous les six ans par l'État afin de mesurer l'évolution du niveau des élèves français. 

Des bonnets d'ânes plus nombreux... L'étude, qui a porté en 2014  sur un échantillon représentatif de quelque 8.000 collégiens de 3ème de 323 collèges publics et privés, révèle qu'un élève sur cinq n'était pas capable de traiter que des exercices très simples, de niveau CM2 ou de début du collège. En outre, le pourcentage des élèves de très faible ou de faible niveau passe de 15% à 19,5% en six ans, soit un élève sur cinq.

... et moins de "matheux". Parallèlement, si les deux groupes de niveaux moyens restent à peu près identiques, celui des élèves de 3ème de bon niveau en mathématiques perd près de 3 points, en passant de 18,6% en 2008 à 15,3% en 2014. Le groupe des "super-matheux" reste quant à lui stable à 9,1%.


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Ecoutez le message enregistré sur un répondeur de Collège. Hallucinant, non!

Gironde : un enseignant malentendant agressé par ses élèves

L'épisode de violences aurait pu continuer à être ignoré sans la découverte faite par une mère d'élève. Le 20 mai dernier, un professeur malentendant du lycée professionnel Émile Combes, à Bègles, a été agressé par plusieurs de ses élèves, rapporte Sud Ouest. L'affaire a été révélée après la découverte d'une vidéo de la scène par une mère d'élève.

L'agression est survenue en salle de classe lors d'une «sorte de charivari» (chahut organisé) de fin d'année, qui s'est avéré «dégradant» pour l'enseignant. «Un événement grave, des faits lamentables», a commenté à l'AFP le proviseur par intérim, Jean-Jacques Laisné. L'enseignant, stagiaire d'une trentaine d'années et qui souffre d'un handicap auditif, a été pris à partie par un groupe d'élèves, qui l'ont entouré, moqué, un peu bousculé, et lui ont donné de petites tapes sur le cou. Pendant ce temps, un autre élève, au moins, sans doute plusieurs, filmait avec son téléphone, a déclaré le proviseur.

Les images vidéo montrent que «le professeur a été l'objet de gestes déplacés et intimidants traduisant la volonté de l'humilier devant la classe», a indiqué mercredi le rectorat, soulignant toutefois que «le professeur a pu assurer son cours dès la fin de cet incident». L'enseignant, qui a porté plainte pour «outrage à personne chargée de mission de service public», «n'a pas été frappé, on ne peut pas parler de coups, et la plainte ne porte pas là-dessus», a souligné Jean-Jacques Laisné, précisant que le professeur a été accompagné dans cette démarche par l'établissement.


Un lycéen de 15 ans a été placé en garde à vue, lundi matin 12 octobre, au commissariat de Châlons-en-Champagne, après avoir tiré sur une professeur en criant «Allahou Akbar».

Un lycéen de 15 ans a été placé en garde à vue lundi matin au commissariat de Châlons-en-Champagne, après avoir tiré sur une professeur avec un pistolet à bille en criant «Allahou Akbar», a-t-on appris de source judiciaire.

Le jeune homme, scolarisé au lycée technique Oehmichen à Châlons-en-Champagne, est entré dans l’établissement en possession d’un pistolet à bille, d’une grenade «airsoft» à très faible puissance et d’un couteau, avec l’intention de tuer sa professeure de français avec qui il avait un différend, a expliqué à l’AFP, Christian de Rocquigny, le procureur de Châlons.

«Il a raconté aux enquêteurs qu’il avait un plan depuis une semaine qui consistait à poignarder sa professeure de Lettres puis à voler sous la menace la voiture de sa professeure de physique pour se précipiter sur la gendarmerie afin de mourir en martyr», a précisé le procureur.

Selon lui, le lycéen est sorti lundi matin de son cours de physique pour se rendre dans la salle de français mais «a changé d’avis au dernier moment».

«Il a seulement remis à sa professeure de français une feuille contenant un couteau puis a brandi une arme avant de retourner dans son cours de physique pour tirer sur l’enseignante», a poursuivi Christian de Rocquigny.

«L’élève a également poussé cette enseignante qui aurait été légèrement blessée à la main», a-t-il ajouté.

Le lycéen a alors laissé partir l’ensemble des élèves de la classe et appelé lui-même les policiers qui l’ont interpellé sans difficulté puis placé en garde à vue.

«Lors des auditions, il est apparu très détaché et a seulement évoqué une punition qu’il avait eue en français, et le fait qu’il ne voulait pas être en filière générale mais suivre un bac pro. Les policiers étudient par ailleurs la piste d’une radicalisation récente», a encore indiqué le procureur.

Un examen psychiatrique est prévu mardi matin avant un probable défèrement du jeune homme devant le parquet.

Dans un communiqué, la ministre de l’Education nationale Najat Vallaud-Belkacem, a exprimé «sa vive émotion et tout son soutien à l’enseignante blessée».

«La ministre tient à exprimer toute sa solidarité avec l’équipe éducative et réaffirme sa volonté de prévenir et de lutter contre toutes les formes de violence à l’école», précise le communiqué.


Moselle : des écoliers manipulent des fusils d'assaut !

Dans le cadre d'un atelier découverte avec des militaires, des écoliers de Moselle ont été amenés à manipuler des armes. Provoquant un début de polémique, sur les réseaux sociaux notamment. Le directeur est convoqué. L'armée a ouvert une enquête interne.

La polémique est née d'une photo dans la presse locale. Le cliché montre des écoliers d'une dizaine d'années manipulant des fusils d'assaut de type Famas. Dans le cadre d'un atelier de découverte, un soldat du 40e régiment de transmission (RT) de Thionville a fait manipuler des armes par des enfants d'une école élémentaire de Flastroff, petite commune de 312 habitants à 30 km de Thionville, en Moselle

Même si un responsable thionvillois de l'armée a souligné qu'il n'y avait "aucune munition dans les armes" et que "les enfants, âgés de 9 et 10 ans, n'ont aucunement été exposés à une situation périlleuse", la photo n'a pas manqué de faire réagir. Le directeur de l'école doit être convoqué jeudi par l'inspecteur académique, a indiqué le directeur des services de l'Education nationale de Moselle, Antoine Chaleix, estimant qu'"on ne peut pas en rester là".

Pour ce qui est du militaire mis en cause, des sanctions pourraient également être envisagées. L'armée a ouvert une enquête interne. La compagnie de réservistes du 40e RT - une vingtaine de personnes - s'était installée pour un entraînement de deux jours sur des espaces communaux mis à disposition par la municipalité de Flastroff.

"Pas d'autorisations préalables"

À cette occasion, les militaires ont organisé vendredi un atelier de présentation de l'armée de terre -équipement, armement, quotidien d'un soldat- aux élèves de l'école communale. "Face à l'engouement des enfants pour les armes, le capitaine qui dirigeait cette opération a laissé les enfants les manipuler", a expliqué le commandant Gregory Fierling, du 40e RT de Thionville. Il a reconnu que le capitaine à l'initiative de cette opération "n'avait pas demandé les autorisations préalables" pour faire manipuler les armes par les enfants. Il s'est "laissé porter par l'enthousiasme des enfants", a-t-il dit, précisant que l'atelier "ne s'était pas tenu au sein de l'école, mais sur des espaces communaux mis à disposition par la municipalité".

Fusils d assaut


Octobre 2016 : de mieux en mieux (On récolte ce qu'on sème) !

Alors qu'il réprimandait une élève, l'instituteur a été roué de coups, lundi, à Argenteuil, par deux hommes l'accusant de racisme. Le même jour, au Tremblay-en-France, la proviseur d'un lycée a été frappée. «L'État poursuivra sans relâche les auteurs», a réagi Manuel Valls, alors que d'autres cas d'agressions sont signalés à Calais ou Toulouse.

Un enseignant a été violemment agressé lundi 17 octobre, aux environs de 11h30 par deux jeunes hommes alors qu'il ramenait sa classe de CE2 d'un cours de sport à Argenteuil (Val-d'Oise), a confirmé mardi une source policière, après que l'information a été révélée par Le Parisien.

«L'enseignant était en train de sermonner une élève indisciplinée quand une voiture s'est arrêtée à la hauteur du groupe. Ses deux occupants s'en sont pris à l'instituteur», a détaillé cette source. Selon Le Parisien, le professeur grondait une fillette qui disait des gros mots. Un des deux hommes lui aurait alors dit «Tu lui parles pas comme ça, raciste!». À quoi l'enseignant aurait répondu: «Mais je suis leur maître.» L'un des deux agresseurs aurait répliqué: «Le seul maître c'est Allah». Les deux hommes l'ont ensuite fait chuter à terre avant de lui asséner des coups de poing au visage.

L'enseignant a déposé plainte. Le commissariat d'Argenteuil est chargé de l'enquête. La victime a été transportée à l'hôpital et s'est vu prescrire cinq jours d'incapacité temporaire de travail (ITT), a indiqué le procureur de Pontoise, Yves Jannier. Il les aurait refusé selon l'inspection académique, et a repris dès mardi les cours à l'école élémentaire Paul Langevin. «L'immatriculation de la voiture a été relevée et une personne est en cours d'audition, mais elle ne correspond pas à la description des agresseurs», a ajouté le magistrat.

Cette agression intervient au lendemain d'une attaque au cocktail Molotov d'un lycée de Tremblay-en-France, dans le département voisin de Seine-Saint-Denis, dont la proviseure a été frappée devant la grille de l'établissement. «Il y a en Seine-Saint-Denis et dans le Val d'Oise depuis quelques jours une montée des violences à l'égard des fonctionnaires - parce que ça vise aussi bien les policiers que les enseignants et les proviseurs - qui commence à faire beaucoup, donc il faut condamner absolument chacun de ces actes», a réagi mardi Najat Vallaud-Belkacem sur RTL.

Agressions aussi à Calais et Toulouse

Un élève de terminale d'un lycée professionnel de Calais a cassé la mâchoire et plusieurs dents de son professeur, vendredi, en plein cours d'électricité, lors d'une altercation. Le professeur d'électrotechnique du lycée Coubertin demandait une ultime fois à deux élèves de se mettre au travail lorsque ceux-ci l'ont coincé dans un angle avec des armoires, explique Sylvie Vinsard, secrétaire académique du syndicat de l'enseignement professionnel Action et Démocratie CFE-CGC, confirmant une information du quotidien Nord-Littoral. «Il a voulu se dégager et des coups importants lui ont été portés par l'un des deux élèves. Sa mâchoire a été cassée, il a perdu des dents», a-t-elle détaillé. Le professeur a été immédiatement emmené à l'hôpital de Calais, avant d'être transféré au service ORL d'un hôpital de Boulogne-sur-Mer, où il a été opéré de la mâchoire lundi. Une enquête est en cours, menée par les autorités académiques. Le parquet de Boulogne-sur-Mer devrait se saisir de l'affaire. L'élève a été exclu à titre conservatoire en attendant son passage en conseil de discipline.

À Colomiers, près de Toulouse, c'est une professeur de sport qui a été frappée au visage lundi par un élève de terminale. Il tentait de sortir par une porte non autorisée du lycée international de la ville. La professeur a reçu un jour d'arrêt de travail. Un conseil de discipline sera réuni début novembre avec l'élève de 18 ans, qui n'a donné aucune explication pour son geste. Le recteur de l'académie de Toulouse, Hélène Bernard, a condamné dans un communiqué «cet acte de violence inacceptable» et apporté «tout son soutien au professeur et à l'ensemble de la communauté scolaire».


Dernière enquête PISA sur l'école française (décembre 2016)

Les enquêtes sur l’école passent, et le diagnostic ne varie pas : notre système éducatif est profondément inégalitaire. S’il sait produire une élite, il se révèle incapable de résorber son « noyau dur » d’élèves en échec scolaire, qui sont principalement issus de milieux défavorisés. Une fois de plus, l’enquête PISA (Programme international pour le suivi des acquis) à propos des élèves à 15 ans, réalisée en 2015 et rendue publique par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), mardi 6 décembre, fait de la France l’un des pays où le déterminisme social est le plus fort. Et ce, en dépit des alternances politiques et des réformes successives. L’école française bute sur 22 % d’élèves en difficulté.

Cette tendance est mise en avant depuis bientôt dix ans. La sixième mouture de l’enquête internationale, qui met l’accent cette fois sur les compétences des adolescents en sciences, a donc comme un air de déjà-vu. Avec un score de 495 points, la France se situe dans la moyenne des pays de l’OCDE (493 points) – au même niveau que l’Autriche, la Suède ou les Etats-Unis. Mais reste bien en deçà de Singapour, du Japon, de l’Estonie, de la Finlande et du Canada qui, avec leur score supérieur à 530, briguent les premières places du palmarès. Bien au-dessus, en revanche, de la Turquie (425) ou du Mexique (416) qui ferment la marche.

Le score moyen français cache toutefois de très fortes disparités : 118 points séparent le résultat de l’enfant « bien né » de celui d’origine très modeste. Le premier a obtenu en moyenne 558 points aux tests ; le second seulement 441 points. C’est l’un des écarts les plus forts parmi les 72 pays ou économies qui ont participé à l’enquête.

Autre enseignement qui frappe à la lecture de l’enquête, la France n’a toujours pas eu son « choc PISA », contrairement à l’Allemagne, la Pologne ou le Portugal qui ont su, d’un PISA à l’autre, résorber une partie de leurs difficultés.

J'ai dit, j'ai pas dit...

J’ai dit, j’ai pas dit…

Tous les jours, sur nos beaux écrans plats

Les pitres politiques s’en donnent à cœur joie :

Oui j’ai dit ça, mais non, je l’ai pas dit…

Je m’ suis mal exprimé! On m’a mal compris !

Voilà l’étrange comédie que nous jouent aujourd’hui

Tous ceux qui nous prennent pour des ramollis !...

 

C’est le tango de la politique

J’avance, je recule, on parle de moi !

Je parle, je parle, c’est magnifique,

Tout est bon pour faire du bla bla.

 

Faut du spectacle sur nos écrans couleurs,

Faut que ça cause, et dans les grandes largeurs.

Pas beaucoup de résultats ou du n’importe quoi,

Mais sans cesse des discours, à l’envers, à l’endroit !

Et ça continue ! Ça part dans tous les sens,

Et ça frôle souvent la totale indécence !

 

Va falloir arrêter tous ces bateleurs,

Les renvoyer fissa dans leurs foyers d’ malheur,

Qu’on ne les entende plus dégoiser tous les jours,

Qu’on ne voit plus leur tête de trop cuit au four !

Bon débarras et surtout, n’y revenez pas…

On vous assez vus, ça suffira comme ça.


Le concours des menteurs

L'affaire Jouyet-Fillon est dans tous les médias depuis le mercredi 5 novembre. Et, une fois de plus, nos hommes politiques se surpassent dans la surenchère et le mensonge! De rebondissements en rebondissements, le scandale enfle à vue d'œil... Qui a dit ou n'a pas dit??? Le triste spectacle continue.

Voilà qui en dit long sur l'état de notre démocratie! Cela apportera une motivation supplémentaire à ceux qui prétendent que "la politique, ça pue!" et que notre démocratie est pourrie.

 Le discours politique

La course au fric

LA COURSE AU FRIC

Tu  reçois tous les jours

Cinquante mails pour acheter

C'est  la course au fric !

Les  grandes surfaces te harcèlent

Pour que tu remplisses  le caddy

C'est  la course au fric !

La pub nous submerge

De plus en plus, jusque dans nos lits,

C'est la course au fric !

La  banque  te fait payer un max.

Elle a ton argent sous la main

C'est  la course au fric !

Tout est privatisé

Téléphone, Poste, EDF...

C'est  la course au fric !

La santé, ça rapporte

Pour ceux qui exploitent le filon :

C'est  la course au fric !

On fabrique des vedettes

Sur des chaînes de télé :

C'est  la course au fric !

Prostitution florissante

Partout,  dans tous les pays :

C'est  la course au fric !

La drogue en vente partout

Avec des prix en baisse :

C'est  la course au fric !

Les usines délocalisent

Les ouvriers, sur l' carreau :

C'est  la course au fric !

On pille le tiers monde

On affame, on détruit,

C'est  la course au fric !

Les dirigeants se gavent

Surtout s'ils ont échoué :

C'est  la course au fric !

Les paradis fiscaux sont légion

Pour nos milliardaires en goguette :

C'est  la course au fric !

 On pollue à qui mieux mieux

Pourvu que ça rapporte

C'est  la course au fric !

La planète se réchauffe

Inexorablement

C'est  la course au fric !...

Le monde est merveilleux

Que peut-on rêver de mieux ?

C'est  la course au fric !!!

 

 
 

La planète de mon enfance

 

La planète de mon enfance (texte écrit il y a de nombreuses années pour Le Fil de La Borne)

A mon ami Daniel Chabidon qui m'a incité à revivre mes premiers souvenirs.

Très humblement, à l'auteur du Petit Prince, que j'ai­me et que j'admire beaucoup.

Ma planète, toute petite, unique au monde, est nichée au pied d'un volcan, unique lui aussi puisqu'une grande croix en pierre émerge en son sommet, par-dessus les pins sombres, altière limite du Velay. Sur ce sommet d'où le regard s'élance vers d'autres mon­tagnes, plus loin, plus haut, par delà les vallées, mes ancêtres gaulois célébraient les fêtes du solstice en fai­sant de grands feux qui embrasaient les nuits de l'été commençant. Je viens donc de cette planète, celle où il y avait des chemins de terre bordés de talus, de buis­sons, où il y avait aussi des renards, des moutons, des petites fleurs ... Je vous invite au voyage.

Sur la planète de mon enfance, un peu à l'écart du village, il y a le moulin du père Delouche. J'ai quatre ou cinq ans et j'y entre pour la première fois, au côté de mon père. Comme un beau diable, le vieux meunier pousse sa tète dans une trappe ouverte au niveau du plancher : il vient de la salle du dessous où tourne la meule, il finit de monter les escaliers, il me salue en me tapotant la joue. Puis il me montre la trémie ou s'entasse le grain, il m'explique que le blé descend à l'étage inferieur pour passer entre les meules que l'eau fait toumer. Et je vois la belle farine blanche remplir d'autres sacs, dans le bruit régulier du moulin au tra­vail, grande machine encore mystérieuse, fascinante pour le bambin que je suis. Vieux meunier de mon enfance, je te salue à mon tour, tu ressembles sans doute au maitre Cornille d'Alphonse Daudet ; comme lui tu as disparu à jamais. « Ohé ! du moulin ... M'en­tendez-vous maître Delouche ? »

Le moulin est alimenté par l'eau d'une écluse située une bonne centaine de mètres en amont, au bord de la petite route, à la sortie du village quand on va vers le volcan. Ah ! l'écluse ... Combien de souvenirs n'ai-je pas à son sujet ? D'abord le plus ancien, celui du bois qui se trouvait juste au-dessus. On abat les arbres, on les élague, puis on fait rouler les troncs sur la pente d'où ils dévalent avec fracas, avant d'opérer un grand plongeon dans l'eau. Plus question pour les canards de nager ou de barboter tranquillement comme ils avaient l'habitude de le faire. Une solide paire de bœufs va tirer les troncs flottants jusqu'au bord de la route où ils s'entassent en attendant le camion qui les emportera. Juste le temps, pour les enfants comme moi, d'y découvrir des cachettes, des passages, des tunnels si étroits qu'une fois à l'intérieur, on craint de ne jamais en ressortir.

L'écluse, c'est aussi un concours de ricochets qui s'organise par hasard, un beau matin. Nous sommes trois à lancer nos petites pierres plates, puis quatre, puis davantage, d'abord sans bouger, ensuite avec élan. Quelles clameurs lorsque la pierre termine sa course contre le mur du pré en face, après avoir rebondi cinq ou six fois à la surface de l'eau !

L'écluse, c'est encore une masse d'eau boueuse qui s'enfle après un gros orage jusqu'à déborder sur la route et passer par-dessus le gros mur de retenue, pour retomber en cataracte sonore pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours.

L'écluse, aux beaux jours, c'est la partie de pêche aux vairons qui retombent tout frétillants dans le seau métallique ou le panier d'osier, et qu'on fera griller le soir dans la poêle.

L'écluse de ma petite planète, c'est enfin, un peu plus tard, une aventure extraordinaire.

Il faut dire qu'est arrivé dans le village, pour garder les vaches pendant l'été, un gaillard dégingandé qui apporte de Marseille un accent à faire pâlir les Auvergnats. A la ceinture, il porte souvent un poignard qu'il s'amuse à tanquer sur les troncs d'arbres ou sur les portes de grange, au grand scandale des esprits paisibles du village. Ne voila-t-il pas qu'il s'est mis dans la tête de construire un radeau pour se promener sur la mare aux canards? Les mères de famille en sont épouvantées : pensez-donc, si leurs rejetons montés sur cet engin allaient se noyer... Pourtant la construction avance, à partir de quelques troncs d'arbres récupérés de ci, de là, sur lesquels on va fixer tant bien que mal quelques vieilles planches, quelques vieilles portes. Et le grand jour arrive: notre Marseillais, bien campé sur ses deux jambes, pousse l'embarcation avec une longue perche pour s'éloigner du bord, sous les yeux avides des gamins rassemblés. Hélas, la première tentative ne sera pas la bonne: le radeau s'enfonce dangereusement, il faut vite le ramener sur la rive ... Mais l'expérience n'est pas abandonnée pour autant. En dépit des railleries, les vaillants aventuriers vont perfectionner leur rafiot. Et quelques jours plus tard, le miracle tant attendu se produit: le radeau flotte sans problème ; l'on peut enfin le pousser vers le centre de l'écluse en jouant au corsaire intrépide, au vieux loup de mer.

Sur la planète de mon enfance, il y a mille et une choses qu'il faudrait racon­ter. II y a le pré pentu, au­-dessus de l'écluse, face au village, du haut duquel les garçons s'élancent, skis aux pieds. Ces skis, ils les ont fabriqués eux-mêmes à partir d'une planche de pin des montagnes amincie, rabotée, appointée en bout, puis passée à la presse après un bain dans l'eau chaude. Les fixations destinées à retenir le pied dans sa botte de caout­chouc en sont rudimentaires : une lame métallique recourbée en arceau sur laquelle on rivette une lanière de cuir qui doit enserrer le talon. Evidemment, il est malaisé de bien diriger ses deux skis au cours de la descente, mais avec l'habitude, on parvient quand même à décrire de beaux arcs de cercle avant de s'arrêter sur le replat, tout près de la haie de buissons et de frênes. Les plus hardis vont jusqu'à sauter le grand talus, au risque de rouler dans la poudreuse puis de se relever blanchis de la tête aux pieds, mais heureux et prêts à recommencer.

Sur la planète de mon enfance existaient encore les longues veillées d'hiver. Après avoir trait les vaches et mangé la soupe aux choux, les hommes se rassemblent dans telle ou telle maison du village pour jouer aux cartes, raconter des histoires, pendant que les femmes tricotent des gants au crochet, font de la cou­ture, évoquent les dernières nouvelles du pays dans leur patois si pittoresque. Et l'on cause du Pierre, le cousin de la Marie, du Gustou que tout le monde connaît, qui a fait... qui a dit... On se souvient des farces d'autrefois, quand on avait monté pendant la nuit un char à bœufs sur le toit du four communal. Son propriétaire l'avait découvert au matin, timon enfoncé dans la cheminée, arrière dressé vers le ciel, roues dérisoirement immobiles de chaque côté, comme les ailes atrophiées d'un oiseau monstrueux, pétrifié par le gel. Que de rires ! Que de commentaires !

Et cette autre fois où un farceur avait amené un gros bouc noir jusque devant la porte de la salle où caquetaient paisiblement une dizaine de femmes. II ouvre brusquement la porte, pousse le bouc cornes en avant et crie en patois : « Voilà le diable ! » Imaginez les cris, l'effarement général, puis les rires sans fin, les : « Ah bien toi, alors ! »

Les enfants aussi savent préparer de petites plai­santeries. Sur la planète de mon enfance, le mois de mai est le mois de Marie, « la très Sainte Vierge. » II faut décorer les deux croix en pierre du village. On arrache donc de la mousse sur les murs de clôture autour des prés, on ramasse des narcisses, des boutons d'or, des renoncules aux pétales en boule, puis on compose une décoration colorée sur le basalte gris des rus­tiques monuments. Tous les soirs, femmes et enfants vont à l'église pour écouter la vie de Bernadette Soubi­rous, ainsi que pour prier. Mais il arrive que certains jours, quelques chenapans pénètrent dans le saint lieu avec en poche une grosse boite d'allumettes contenant des hannetons attrapés sous les frênes à la tombée de la nuit. Pendant que tous se recueillent, ou font semblant, on rend leur liberté aux insectes bourdonnants qui s'empressent de semer le trouble parmi l'assistance... Cela se termine parfois par quelques gifles après la cérémonie, surtout si des hannetons ont eu la mauvaise idée d'aller empêtrer leurs pattes dans des chevelures féminines d'ou il est difficile de les extirper.

Sur la planète de mon enfance, il y a également beaucoup de petits bergers qui vont « garder les vaches » le matin et l'après-midi. II faut bien occuper les longues minutes d'inaction. Alors Robert, Lucien, Maurice ou Michel ramassent des mousserons au printemps, mangent des fraises des bois, des framboises, des myrtilles en été, cueillent des noisettes en automne. Ils allument parfois de petits feux pour se réchauffer, ou alors ils construisent une cabane en pierres, une hutte de branchages. Ils grimpent aux arbres en haut desquels ils ont repéré un nid de corbeau, et si jamais ils découvrent un écureuil, la poursuite de l'animal empanaché prend des allures épiques qui font oublier totalement le troupeau ... Les vaches vont s'égailler dans la forêt et lorsque nos traqueurs acharnés retrou­veront leurs esprits, ils devront courir, affolés, à la recherche des animaux disparus ! Que diront les parents si le troupeau n'est pas au complet à l'heure du retour ?

Le petit berger de mon enfance, même quand il.est seul comme cela arrive souvent, sait se montrer industrieux. II lui suffit d'une herbe coincée entre ses deux pouces joints pour produire en soufflant des cris, des plaintes, comiques ou dramatiques. II sait également fabriquer une belle fronde à partir d'une petite branche formant une fourche et de deux lanières de caoutchouc taillées dans une chambre à air. II s'amuse à confectionner un sifflet en tapotant régulièrement, avec le manche de son couteau, un bout de tige de frêne pour en détacher un manchon d'écorce. Apres avoir coupé trente centimètres d'une branche de sureau et en avoir évidé le centre, en chassant ou brûlant la moelle, il peut se fabriquer soit une giclette qui lui permettra d'arroser à distance ses camarades, soit une tapette qui produit des sortes de détonations quand on a bouché une de ses extrémités avec une rondelle de pomme de terre.

Le petit berger de mon enfance peut même inventer et construire un fusil comme jamais on n'en verra à la vitrine d'un magasin. II découpe à la scie à métaux un morceau de cadre de vélo qui deviendra le canon et qui sera fixé sur un fût en bois rudimentaire. II découpe ensuite un autre morceau de tube long de dix centimètres, mais moins gros que le premier, dans la tige d'une vieille pompe à velo, ceci afin de fabriquer une cartouche. Il place d'abord dans le tube un pétard, dont la mèche reste apparente entre les bords du cylindre préalablement disjoints, puis il tasse par-dessus une épaisseur de papier journal qui constitue la bourre, il rajoute quelques plombs et une dernière épaisseur de papier. La cartouche est prête, le moment de tirer arrive. II va falloir procéder prestement : mettre la cartouche au bord du canon en laissant dépasser la mèche, approcher une allumette enflammée et, dès les premiers crépitements, relever l'extrémité du fusil d'un mouvement sec pour que la car­-touche glisse au fond du canon, épauler, attendre enfin l'explosion qui ne peut être que terrifiante ... Elle a bien lieu: les plombs s'éparpillent dans une zone indéterminée, il ne reste plus qu'à récupérer le petit tube métallique qui a jailli du canon, pour pouvoir fabriquer une nouvelle cartouche.

Chère planète de mon enfance, comme il fait bon vous retrouver ! Comme vous êtes riche de souvenirs ! Comme vous semblez loin des folies de notre monde actuel ! Je penserai encore à vous,  à l'heure du grand voyage, à ces moments gravés à jamais dans ma mémoire et que j'emmènerai avec moi comme un bien très précieux.  Tous mes camarades d'enfance puissent-ils faire de même...

 

 

La chanson-ballade

     Dans mon second CD, j'ai voulu glisser une ballade, genre qui a tendance à être délaissé actuellement. Cela mérite quelques explications. A l'origine, la ballade est un poème lyrique à forme fixe remontant au Moyen-Age: trois strophes identiques de 8 ou 10 vers se terminant par un refrain, puis une demi-strophe appelée envoi qui reprend les dernières rimes et le refrain. Le sujet qui revient le plus souvent, c'est la vie amoureuse.

Ceci dit, la ballade existe aussi en chanson (voir par exemple, La Ballade des gens heureux), que ce soit en France ou dans sa version anglo-américaine. Dans ce type de composition, les paroles développent souvent un thème romantique ou sentimental. C'est précisément ce que j'ai voulu faire dans ma chanson intitulée: Le Train de l'amour. On peut y trouver évidemment le thème du voyage dans un train mystérieux, quelque part dans les étendues ouest américaines qui rappellent certains westerns. Mais on y trouve surtout une belle histoire d'amour, romantique à souhait, une belle aventure dont on rève et qui vous apporte du baume au coeur.

Et maintenant, à chacun de juger!